Jouer pour jouer, tout simplement!

Quelques réflexions inspirées des ateliers de jeu que nous offrons avec l’ABRI à l’Espace DEP Sylvestre.

Avec des photos de Robert McKenzie.

Il me semble que l’ingrédient de base pour parvenir à jouer, c’est de « ne pas se prendre au sérieux ».

Revenir au jeu spontané et ludique des enfants qui dans leur innocence prennent plaisir à incarner toutes sortes de personnages.

Pourquoi est-ce devenu si difficile, pour nous adultes, de sortir de l’identité que nous nous sommes forgée et à laquelle nous nous accrochons, au point de s’y être emprisonné à triple tour?

Pourquoi le cœur se met à nous battre lorsque vient le temps de passer devant la caméra? De quoi avons-nous peur?

Est-ce parce que nous sommes si prompt à déclencher la gâchette de la critique et autocritique meurtrière que le trac nous prend à la gorge? Et par conséquent nous empêche de retrouver la lumineuse spontanéité des petits enfants qui ne demandent qu’à être regardés?

En ce sens là, les ateliers de jeu sont révélateurs.

Jouer devant la caméra nous confronte irrémédiablement à nos propres projections et jugements.

Le principal enjeu reste de passer de « l’interprétation de tête » à un jeu plus proche du corps et du cœur. Apprendre à « être » plutôt qu’à performer. Et aussi à oser briser les mécanismes de retenue et d’autosabotage.

Et ce n’est pas avant tout une question de compétence ou de performance, ce n’est pas comme s’il fallait acquérir quelque chose, il s’agit plutôt de nous dépouiller de tous les artifices qui nous empêchent d’être tout simplement naturels!

Merci à l’excellent photographe de plateau Robert McKenzie pour la qualité des photos prises sur le vif durant le tournage.

Cette photo ci en particulier valait la peine qu’on la souligne!


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