Qu’es-tu devenu?

Toi l’enfant que j’ai aperçu
aux frontières du désert.

J’ai entendu ton appel
dans le silence brûlant.

Ton regard a traversé mon cœur
et je ne peux plus t’oublier.

Pourquoi cette clôture qui nous sépare
et m’empêche de t’accueillir?

Et surtout,
d’où nous viennent ces nouvelles brumes tenaces
qui font que je ne te vois plus?
comme si tu n’existais plus…

Premiers pas

Peu importe ce que l’on entreprend, ça commence toujours par des premiers pas…

Une image créée dans le cadre de la visite des ateliers d’artistes d’Arts visuels de Gatineau.

C’est drôle, je n’ai jamais participé à une tournée d’ateliers d’artistes, malgré toutes les opportunités qui se sont présentées. Un premier pas en ce sens…

La plupart du temps je dessine une image parce que d’une certaine façon je me reconnais en elle.

J’ai l’impression que je n’ai fait que ça dans ma vie : des “premiers pas”…

Des premiers pas hésitants, souvent maladroits. Peu importe le secteur d’activité. Toujours en train d’apprendre. Et reconnaître que j’ai besoin de personnes “plus grandes” qui m’ont précédées pour me tenir la main.

C’est toujours à recommencer, en particulier dans le domaine artistique. Et le plus difficile, c’est peut-être de désapprendre ce que l’on croit savoir.

En ce moment j’apprends à faire mes premiers pas sur le chemin d’une plus grande simplicité, avec moins de prétention.

Sur ce chemin, ce sont les petits enfants qui nous précèdent, avec brio. Il y a tant et tant à apprendre d’eux.

Nous prétendons leur apprendre à vivre en ce monde, ce que nous réussissons que bien maladroitement. Tandis que eux, les petits enfants, nous apprennent la manière de renaître à notre véritable raison d’être, dans la joie et la simplicité.

Merci à l’amie qui a pris la photo dont je me suis inspiré, et merci à la petite qui me réapprends en ce jour à marcher sur le chemin de la vie.

Émergée des eaux tumultueuses

J’ai dessiné cette image parce qu’elle me parle beaucoup.
D’un côté il y a le déferlement des eaux tumultueuses, et de l’autre côté il y a la personne qui en émerge.

Cela me rappelle que nous sommes toutes et tous, à un moment ou un autre de notre vie, emportés par des émotions tumultueuses qui font que nous nous sentons perdus, mélangés, dans la confusion.

Et souvent, ça ne sert à rien de se battre avec les vagues et remous des ressentis mouvants et contradictoires. C’est plutôt en s’intériorisant qu’il y a moyen d’aller chercher un peu plus de paix.

Cette image m’a en particulier fait penser à cet âge charnière où nous passons de l’enfance à l’adolescence. Que l’on soit garçon ou fille, que d’agitation et de confusion! Et pourtant quand nous cherchons notre propre vérité et authenticité à l’intérieur de nous, nous en ressortons grandis, plus clairs et raffermis dans nos propres orientations, desquelles émergera par la suite notre direction de vie.

Un grand merci à la jeune personne qui a inspiré ce dessin ainsi qu’à sa mère qui l’a photographiée, vous m’avez offert un beau sujet de méditation!


Ce dessin fait partie d’une série intitulée “les photos de mes ami-e-s sont mes amies”, dans laquelle je mets en valeur de simples instants de vie du quotidien saisis par l’objectif de personnes que j’ai rencontrées.

La nuit dans le métro, sous les bombardements

Trois fillettes de notre région prennent le temps, en s’inspirant de photos de presse, de reconstituer et d’interpréter une scène vécue durant la guerre.

Celle-ci se déroule la nuit, dans une gare de métro, alors que les bombardements font rage à l’extérieur.

Les trois enfants tentent de retrouver le sommeil, enroulées dans quelques couvertures, à même le sol, alors que l’anxiété tiennent les parents en éveil.


Enfants solidaires

Cette image est la première d’une série intitulée “Enfants solidaires”.

Nous invitons les familles et les enfants à participer à ce geste de solidarité avec les détresses qui se vivent quotidiennement dans le monde.

En résumé, nous envoyons de temps en temps aux familles et aux groupes d’enfants volontaires un document regroupant des images à propos d’une situation de détresse vécue quelque part dans le monde. Par solidarité, les enfants ( et grands enfants) reconstituent la scène selon leur interprétation et avec leurs propres moyens.

L’adulte qui les accompagne prend des photos et nous les envoie, avec le cas échéant les témoignages de ce que les enfants ont ressenti. Nous en faisons des tracés simplifiés que nous partageons avec celles et ceux qui veulent les dessiner et les mettre en couleurs. Les dessins peuvent ensuite être partagés.

Fillette en détresse se réfugiant auprès de son animal en peluche

Encore espérer que la vie sera plus forte…

Quand je perds le sens de la vie, quand je ressens du découragement, j’essaye de revenir au plus simple et fondamental. Parmi les sujets qui me ramènent à l’essentiel sur terre, je m’émerveille de la force de vie, à chaque fois renouvelée, qui se manifeste lors d’un accouchement.

Sur cette image, juste après tous les efforts de mise au monde, une jeune mère et son nouveau-né prennent une pause de quelques secondes pour reprendre leur souffle à deux, dans le partage de la confiance mutuelle.

Je pense à toutes les femmes dans le monde qui donnent naissance dans des conditions d’extrême insécurité. À leur exemple, malgré tout ce qui souffre dans le monde, je veux croire encore à la vie, croire encore que le plus fort protégera le plus vulnérable, croire encore que l’amour sera plus grand et que la solidarité l’emportera sur la division!

C’est en tout cas ce que je nous souhaite ardemment!


Cette illustration se veut un retour sur une des initiatives de Pentafolio, le livre “Familles à coeur ouvert”, lequel regroupait des témoignages de familles ainsi qu’un grand nombre d’illustrations sur l’accueil familial du nouveau-né.


L’image est inspirée d’une vidéo d’accouchement réalisée par l’organisme Global Health Media à l’intention des populations ayant de faibles ressources.

Hommage aux photographes méconnus

Cela peut paraître paradoxal de rendre hommage à un photographe en créant une illustration d’après l’une de ses photos. C’est pourtant ce que je me propose de faire dans cette nouvelle série dédiée aux artisans-photographes méconnus.

Voici une première illustration que j’ai réalisée d’après un cliché pris dans les rues d’Ottawa dans les années 50, par le père d’un ami.

J’aime beaucoup la composition de cette photo prise par un humble passionné de l’image. D’un côté il y a la confiance de la mère qui marche résolument par en avant, Et de l’autre côté le regard libre et vagabond de la fillette qui s’attarde à ce qui se passe en arrière d’elle.

Si vous avez accès à des photos de vie quotidienne réalisées par un de ces artisans-photographes œuvrant dans l’ombre, envoyez-moi en, j’aimerais beaucoup en dessiner d’autres afin d’alimenter cette nouvelle série-hommage!

À suivre…