À la fois belle et nécessaire, la constance porte ses fruits

Au fil des ans, j’ai entendu un nombre étonnant de personnes dire, avec reconnaissance, que la nature avait été pour elles un refuge essentiel, entre autres pendant les périodes tumultueuses de leur vie.

 La nature n’offre aucune réponse à nos questions : elle est simplement ce qu’elle est, ce qui est en soi un extraordinaire enseignement. Elle est aussi d’une beauté sans cesse renouvelée. Ce qui me vient à l’esprit, ce matin, c’est que, sans même le vouloir, elle est une invitation vivante à découvrir qui nous sommes vraiment et à reconnaître la beauté qui nous habite.

S’ils ne la possèdent pas déjà, les jardinières et les jardiniers apprennent la constance, une qualité essentielle, beaucoup plus riche qu’on ne pourrait le croire. Sans elle, le monde disparaîtrait en quelques jours, voire en quelques heures.

Quand je me repasse en esprit des bribes du film de ma vie, je vois comment le carrousel des pensées et des émotions peut donner à la constance l’allure d’un rivage inaccessible.

Mais cette vie est généreuse et nous offre des cadeaux, parfois déguisés en épreuves. Elle peut aussi mettre sur notre chemin des personnes qui nous transmettent, par le seul pouvoir de l’exemple, le désir de changer pour le mieux.

Et en cela, je ne saurai jamais assez remercier Anne, que plusieurs d’entre nous appellent encore « grand-mère ».

 Elle repose en paix, je n’en doute pas un instant.

PS: Les photos de cet article ont été prises dans des lieux qui me sont particulièrement chers: le lac des fées, le lac Hector, mon jardin et celui, un peu moins modeste:), des plaines d’Abraham, à Québec.

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