Dieu, la mort et autres mystères saisissants

Nous étions assis en cercle. Certains se connaissaient et d’autres ne s’étaient jamais vus avant. Mais comme le festival auquel nous participions ce jour-là, sous la bannière du Petit Parc, s’intitulait « Oser se rencontrer », le ton était donné. Nathalie, notre collègue blogueuse, avait préparé pour l’occasion une activité brise-glace. Au programme, trois sujets: une passion qui nous habite, quelque chose qui nous intrigue et, enfin, une découverte récente.

Au deuxième tour, une des participantes a dit que Dieu était quelque chose qui l’intriguait. Dans le cas d’une autre participante, c’était la mort. Voyant que je tendais tout particulièrement l’oreille à ce qui se disait, Nathalie m’a demandé, avec un sourire en coin, si j’en ferais un article.

Hé hé, il faut croire que nous avons fini par nous connaître ou nous deviner un peu au fil du temps, même si c’est essentiellement à travers nos publications.

Dieu, où es-tu?

Nous avons sans doute été une foultitude, en tant qu’enfants, à imaginer Dieu comme un être tout-puissant, omniscient, omniprésent et possiblement, hélas, punisseur. Nous lui avons peut-être souvent demandé, à haute voix ou en silence, pourquoi il ne répondait pas à nos appels à l’aide. Nous avons peut-être décidé de ne plus croire en lui et de ne compter que sur nous-mêmes. Ou choisi, simplement, de ne plus croire en quoi que ce soit et de tourner le dos à toute forme de spiritualité. C’est le chemin que j’ai suivi pendant des années.

Aujourd’hui, j’aime bien nommer Dieu autrement et y inclure un aspect féminin. Je le perçois comme la part lumineuse qui nous habite et dont la source se situe au-delà de notre humanité. Comme une force supérieure qui nous dépasse, mais qui nous inclut. Comme la rencontre de l’amour sans condition et de la lumière.

La mort, un jour ou l’autre, vient nous visiter

Parce qu’elle a été reportée d’une semaine, l’heure de tombée pour les articles du mois de mai coïncide maintenant avec la fête des mères. Et comme ma/notre mère est décédée il y a un peu moins de deux ans, elle s’invite tout naturellement dans nos souvenirs.

De son vivant, elle et moi n’avons jamais été proches. Avec le temps, j’ai pu voir et apprécier sincèrement sa générosité, son ouverture et sa gentillesse exceptionnelles, mais la distance entre nous a toujours subsisté.

On dit souvent que la vie fait bien les choses, et à cela j’ajouterais que la mort peut aussi s’en mêler.

Par un concours de circonstances, c’est moi qui me suis retrouvée seule avec elle lors du grand départ. J’avais entendu dire qu’on pouvait ressentir très fortement la présence d’une personne dans les quelques moments suivant son décès. Et, en effet, elle était partout. Elle occupait tout l’espace de cette chambre qu’elle allait bientôt quitter. Elle avait tourné la tête vers la lumière, qui entrait en abondance par la fenêtre, avait ouvert les yeux et s’en était allée.

Récemment, au cours d’un moment tranquille où rien de particulier ne s’annonçait, j’ai eu l’impression qu’un message venait de tomber dans la boîte aux lettres de ma conscience. Ma mère, qui ne m’avait jamais donné de conseils, me rappelait de toujours me tourner vers la lumière.

Les plus beaux cadeaux sont intangibles.

Il y a des événements qu’on ne peut pas expliquer, encore moins décrire avec des mots. Ils échappent à notre façon ordinaire de percevoir les choses. On peut leur donner le nom de mystère ou simplement accepter leur présence.

Et vous, qu’est-ce qui vous intrigue?

Je remercie respectivement (et respectueusement:) emmie et joannecsj pour les deux premières illustrations, libres de droits, de ce billet.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *