Parmi la ribambelle de polars distrayants et pas du tout instructifs que j’ai lus pendant l’hiver se sont glissés quelques petits trésors, dont un livre beau, singulier et intense signé Richard Powers.

Beau : les descriptions des nombreuses expéditions de plongée menées par l’océanographe Evie et de son amour indéfectible pour la vie sous-marine sont tout simplement éblouissantes.





Singulier : Richard Powers, dont les récits n’ont rien d’ordinaire, s’intéresse à des sujets souvent très pointus et à des personnages hors norme. C’est le cas de Todd et Rafi, deux esprits effervescents, passionnés du jeu de go, qui partageront une amitié profonde pour ensuite en venir à croiser le fer.

Intense : l’auteur est visiblement troublé, voire alarmé, par le sort que l’humain fait subir à sa planète. Il l’exprime avec force, entre autres quand il décrit la détérioration observée dans les océans. Un vrai crève-cœur.

Un jeu sans fin est ce qu’on appelle un roman choral, ou polyphonique, du fait que l’histoire est celle de plusieurs personnages racontée en parallèle et en alternance.
Un des éditeurs qui ont commenté le livre parle ici des personnages : « Fille d’un ingénieur canadien collaborant avec le commandant Cousteau, Evie a douze ans lorsqu’elle attrape le virus de la plongée et décide de consacrer sa vie à l’exploration des fonds marins. Ina, une artiste polynésienne, compose des sculptures avec des déchets plastiques qu’elle glane sur les plages. Peu à peu, une étrange créature prend forme. Todd et Rafi, deux lycéens américains que tout oppose, cimentent une intense amitié autour du jeu de go; l’un se perdra dans la littérature, l’autre révolutionnera l’intelligence artificielle ».
Si j’avais un terme à choisir pour décrire Un jeu sans fin, je dirais que c’est un livre phare. Celles et ceux qui l’ont aimé ont peut-être perçu, comme moi, qu’il laissait dans son sillage une lumière particulière… et persistante.

Je tiens à remercier maneph9, Franziska_Stier, zoosnov, Tomasz_Mikolajczyk, K_K_martin et fab_photos pour leurs photos libres de droits.


Tiens ! Je ne pense pas que tu m’aies déjà parlé de ce livre en ces termes élogieux.
La lumière de ce « phare » m’intrigue et tu me donnes envie de plonger et le découvrir ! (Plaise à Neptune que cette lumière ne m’entraîne pas vers un écueil pour moi ?
Ça m’évoque des échos lointains de ma lecture de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, et d’autres aventures maritimes, avec ses belles pages sur la vie – et les dangers – sous l’eau.
Et peut-être aussi, plus près de nous, Astrid et Tetsuo qui se réunissent/se font la cour autour d’un /go-ban/ (plateau de Go). 😉
Si tu ne connais pas déjà Richard Powers, « Un jeu sans fin » pourrait être la porte d’entrée idéale pour découvrir son oeuvre, toujours foisonnante.
… Et de superbes photos sous-marines, comme d’habitude !
La vie sous-marine regorge de beauté!