Deux histoires pour une fin d’hiver

Nous voici donc au début mars, une entre-saison où le froid et la glace s’éternisent, mais où la lumière s’attarde de plus en plus longuement chaque jour. L’hiver tire en douce sa révérence, comme un gros chat qui s’étire en prenant tout son temps avant de s’éclipser.

 Au cours des derniers mois, j’ai englouti sans trop de retenue des séries de toute sorte – policières, d’espionnage, sociales, etc. – qui ont essentiellement eu comme mérite d’agrémenter les longues soirées d’hiver. Mais je suis redevenue récemment une lectrice assidue.

Il y a deux livres, riches et singuliers, sur lesquels j’aimerais dire quelques mots : « L’Or de la nuit », d’Irène Frain, et « Tant mieux », d’Amélie Nothomb.

Avec « L’Or de la nuit », on suit les traces d’Antoine Galland, voyageur et orientaliste. Un résumé qu’on peut trouver ici et là sur le Web nous apprend qu’au tout début du XVIIIe siècle, Galland  a découvert le texte anonyme d’un conte arabe, « Sindbad le marin », puis plusieurs manuscrits de contes attribués pour leur part à une inconnue nommée Schéhérazade. Galland les a traduits, réinventés et publiés sous le titre « Les Mille et Une Nuits ».

Personne d’autre qu’Irène Frain, qui est à part égale auteure et historienne, pourrait nous parler de ce livre avec une aussi belle verve. Dans cette courte vidéo, elle décrit entre autres la façon dont les contes, à cette époque, naissaient et circulaient ensuite.  

J’ai décidé de lire « Tant mieux », non pas par affinité avec Amélie Nothomb, mais parce qu’il m’avait été recommandé par une de mes sœurs dont les coups de cœur en matière de livres deviennent généralement aussi les miens.

Or, ce livre m’a sidérée, beaucoup touchée et amenée à réfléchir.  On entend régulièrement parler de résilience depuis que Boris Cyrulnik a fait connaître ce concept, qui ouvre sur la possibilité de renaître de sa souffrance.

Amélie Nothomb a consacré le livre « Tant mieux » à sa mère, dont on pourrait dire qu’elle incarnait d’une façon poignante la résilience. Voici un témoignage d’une rare vérité.   

https://www.facebook.com/watch/?v=2054050945342453

Bonne lecture!

Je tiens à remercier nvd9612, mabelamber, efraimstochter, perronjeremie, tookapic et los3amigos pour les images et les photos libres de droits utilisées dans ce billet.

2 réflexions au sujet de “Deux histoires pour une fin d’hiver”

  1. Merci Mireille de nous «orienter» (c’est le cas de le dire pour ce qui de l’histoire d’A. Gallant et des « Les Mille et Une Nuits » telle racontée par Irène Frain ! 😉 vers ces deux livres qui t’ont intéressée* .
    Peux-tu aussi me/nous «orienter» (encore! 😉 vers d’autres livres de Mme. Frain que tu aurais aimés* ?
    Pour ce qui des écrits d’Amélie Nothomb, j’avoue que je n’y ai pas accroché* depuis «Stupeur et tremblements» (?) Mais suite à mon récent voyage au Japon, je devrais peut-être retourner au moins à ses premiers livres qui se passent au Japon, justement ?
    * (é/ée/és ???) Ah! l’accord du participé passé avec avoir… Est-ce que je perds ma grammaire, mais il a bien fallu que je retourne aux principes et que je réfléchisse bien à ces deux accords. Comment on analyse une phrase, encore ? 😉 J’espère que je ne me suis pas gouré !

    1. Mireille Lavoie

      Les participes passés… ne sont effectivement pas faciles à apprivoiser. Les règles qui en déterminent l’accord ne sont pas non plus de tout repos, surtout s’il s’agit de verbes pronominaux.
      Pour ce qui est des livres d’Irène Frain, le seul que j’avais lu avant de lire « L’Or de la nuit » est « Le Nabab », que j’avais bien aimé, à l’époque (1982). Cela dit, je parie que plusieurs autres de ses bouquins valent la peine d’être découverts.
      Merci encore, Mathieu, pour ces messages enthousiastes et détaillés que tu laisses sur ton passage:)

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