J’écris ces lignes alors que la procession de caravanes est déjà bien en cours devant la maison. En direction du Festival western de Saint-André-Avellin, probablement.
Le festival à deux têtes est terminé ici. Festival à deux têtes parce qu’il porte deux noms, selon l’affiche que vous regardez : Festival western de Wendover ou Festival country de Wendover. Faut dire que les organisateurs semblent s’être arrêtés sur le nom country mais de vieilles habitudes (et affiches) perdurent. Le site web utilise le terme Festival country et folklorique, mais l’adresse est festivalwesternwendover.ca. Les lettres d’appui de nos dignitaires félicitent le Festival western de Wendover.
Mais peu importe le nom, c’est un événement magnifique, organisé par des bénévoles et soutenu par le Club optimiste local. Le festival a fêté ses 40 ans cette année.
Les activités se tiennent essentiellement au cœur du village. La communauté se transforme alors pour accueillir les festivaliers, pour la plupart ambulants. Outre les décorations de parterre, tous les espaces libres sont occupés : des terrains vagues à la cour d’un parent qu’on ne vient visiter qu’une fois par année. Les caravaniers se retrouvent souvent en petits pâtés pour mettre en commun les repas et les petites fêtes qui peuvent les accompagner.
On se donne rendez-vous sous le chapiteau pour les spectacles et danses en ligne qui se succèdent en après-midi et en soirée. Cette année, les Salebarbes étaient en tête d’affiche.
Une digression
Même après 40 ans, le festival reste toujours dans l’angle mort des médias. LeDroit, jadis le journal des francos, dresse une liste de 18 festivals dans la région et celui de Wendover n’y est pas. Les Salebardes et les Rats d’Swompe à Wendover ont moins de poids que Cody Johnson au Bluesfest d’Ottawa. Je comprends.
Petit retour en arrière, disons plus de 50 ans. Il était une fois des francophones de la région de Rockland qui se plaignaient que leur journal régional n’en avait que pour les affaires de Hull et que Le Carillon de Hawkesbury avait les yeux tournés vers le marché d’Argenteuil. Pouf!* Le Bonjour chez-nous est né et dans sa suite, trois autres petits journaux dans Prescott-Russell.
Mais tout a bien changé depuis. On ne pourrait pas faire le même coup maintenant, hélas.
* Oui, mais quel Pouf! Bravo les filles! On s’en souvient…











