Réflexion sur l’élasticité de notre temps et le sommeil de nos nuits

C’est le début novembre, il fait encore noir et le sommeil, toujours aussi capricieux, s’est enfui. Je regarde l’heure. Qu’est-ce qu’on fait à 5h21 AM? On peut lire ou penser, mais rien qui agite nos neurones. On peut aussi – et ce n’est jamais du temps perdu – pratiquer une technique de respiration ou le yoga nidra, par exemple.

Toujours est-il qu’à 5h21 AM, une question tout à fait propice à l’agitation neuronale me vient à l’esprit : pourquoi les deux heures passées hier soir à regarder une série captivante m’ont-elles donné l’impression de filer à toute allure, alors que maintenant, chaque seconde passe comme au compte-gouttes, comme un grain de chapelet?

Une fois levée, je fais une recherche sur le Net en utilisant d’abord comme mots clés « perception variable du temps » et n’obtiens pas vraiment de résultat probant, à l’exception d’un article qui porte entre autres sur l’aspect subjectif du temps et qui a été publié dans la revue Science et Vie il y a… 15 ans. En voici un extrait :

« Parfois les heures semblent s’étirer; parfois, au contraire, elles s’envolent sans qu’on ait, littéralement, vu le temps passer. Et le temps semble s’écouler différemment pour chacun. »

Voilà qui correspond exactement à ce que j’ai observé. Et à ce qu’ont certainement constaté des milliards d’êtres humains avant moi.

 Un peu plus tard, je tombe sur un article du Courrier International (décidément, les Français semblent s’intéresser plus que d’autres à la question) dans lequel on dit ceci:

« Le temps est une réalité pour les êtres humains. Pourtant, du point de vue de la physique quantique, il n’existe pas. »

OMD! Alors pourquoi se casser la nénette – ou le bicycle, comme le dit un de mes amis – s’il n’existe même pas, ce temps?

Chacun de nous a sa propre réponse, qui varie certainement selon l’âge. Dans une perspective un petit brin personnelle, je dirai qu’une fois entamée l’étape appelée, allez savoir pourquoi, « l’âge d’or », mieux vaut aborder la question du temps avec philosophie et même, préférablement, avec confiance.

2 réflexions au sujet de “Réflexion sur l’élasticité de notre temps et le sommeil de nos nuits”

  1. Très bien écrit, Mireille. Je me rappelle avoir fait une recherche sur le temps au secondaire et un article (Science et Vie aussi!) comparait le temps à l’eau d’une rivière…

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