
J’ai vu cinq très beaux concerts durant le festival Chamberfest.
Pour commencer, j’ai assisté au concert hommage à Jeanne Lamon, fondatrice de Tafelmusik, ensemble de musique de chambre de Toronto. Les trois excellentes musiciennes (violoniste, altiste et violoncelliste) ont interprété une sonate de Jean-Marie Leclaire ainsi que des pièces de Jean-Sébastien Bach, dont sa sublime Chaconne transcrite pour trio à cordes.
Puis, deux concerts avec le pianiste canadien Jon Kimura Parker, qui était accompagné, lors du premier concert, par le quatuor Poiesis. Au programme : trois courtes pièces contemporaines et le Quintette pour piano en fa mineur de Brahms, une œuvre magnifique brillamment exécutée, particulièrement le Scherzo. (J’ai choisi cet enregistrement parce qu’on y entend Artur Rubinstein, qui est l’un des pianistes préférés de Jon Kimura Parker comme il nous l’a confié lors du concert en soirée.) Pour son récital solo, M. Parker nous a fait voyager du classique (Mozart, Beethoven, Liszt et Ravel) au jazz (Chick Korea — interprétation enlevante de Got a Match — et Oscar Peterson) en passant par la musique contemporaine (deux œuvres des compositeurs canadiens Alexina Louie et John Adams).
L’avant-dernier concert mettait à l’honneur Arvo Pärt et Franz Schubert. Le Chœur Bach d’Ottawa, le pianiste Carson Becke et le quatuor Ironwood ont interprété avec brio plusieurs oeuvres du compositeur estonien, dont le très beau Spiegel im Spiegel pour piano et violon. Je suis littéralement tombée en amour avec cette œuvre, et je vous souhaite la même grâce. Pour clore la soirée, le quatuor Ironwood (entièrement féminin!) a interprété un des chef-d’œuvre de Schubert (La jeune fille et la mort) ainsi qu’un passage du Requiem de Gabriel Fauré.
Pour clore cette escapade musicale : un concert tout Bach pour cordes et clavecin. Encore une fois, je me suis régalée!
