
Une petite histoire qui nous rappelle que tout le monde peut avoir un problème, y compris les enfants…
Équipé d’un jouet électronique et ayant des parents très occupés, Popo a très peu joué ces deux derniers jours. Or, auparavant, il aimait toutes sortes de jeux. Les autos, les cubes, les ballons, l’eau et les feuilles étaient ses jouets favoris.
Quant aux couleurs, il les aimait à un point tel qu’il les apprenait de deux façons : en dessinant et avec des balles. Il adorait tellement jouer que même la boite à boutons de sa grand-maman était un jeu, sans oublier les vieilles jupes et chemises de celle-ci : il se déguisait au moins trois fois par jour.
Lorsqu’un jouet lui déplaisait, il s’en désintéressait tout simplement, mais il continuait quand même de jouer. Par exemple, il s’ennuyait quand il en trouvait un trop simple ou trop compliqué. Mais, aujourd’hui, un autre cas se présente : il a un problème!
Il aimait également jouer dehors. Là, il avait la possibilité de grimper, glisser, courir, botter des ballons, conduire des jouets sur roues, pousser et tirer des chariots, creuser, se balancer, faire des activités interdites à l’intérieur. Il adorait se prouver qu’il en était capable. « Je peux », était-il toujours prêt à déclarer, surtout chaque fois qu’un adulte semblait refuser de lui donner la possibilité de trouver lui-même des solutions à ses problèmes.
Popo est en mesure de faire tant de choses que tous les gens de son entourage sont surpris d’apprendre qu’il a un problème aujourd’hui. Mais quel est donc le problème, puisque ce bout de chou a presque tout?
Il est loin d’être raplapla. Il mange et dort bien. Il est ingambe. Il a toutes ses vingt dents. Ses deux pieds sont assez solides. Ses deux bras ont des muscles bien visibles et puissants. Il consomme régulièrement ses légumes et ses fruits. Ses amis sont gentils. Ses parents sont là et l’adorent. De plus, ces derniers ont chacun un bon emploi et lui procurent tout ce dont il a besoin.
Popo a même la possibilité de jouer dans tous les coins et recoins de chez lui. Mais… toujours en présence et sous la protection d’un adulte, notamment pour certains endroits comme la piscine et la cuisine (sauf dans sa chambre).
Pour ce qui est des placards remplis de plats et de casseroles, ce sont ses terrains de jeu favoris. Ces objets sont pleins de vie pour lui. Mais… il doit respecter les règles de sécurité.
À bien observer ce petit garçon, on voit rapidement ses gouts et ses intérêts ou, tout naturellement, ses jeux préférés, tels que ceux énumérés au commencement de l’histoire. Ils l’intéressent plus que les jouets très couteux que ses parents lui achètent les uns après les autres. Ces derniers semblent ignorer les préférences de leur fils : ils le submergent de cadeaux au moins deux fois par mois.
Popo se rend compte aujourd’hui qu’il a beaucoup trop de jouets, mais peu de présence parentale. Et c’est ça…
… SON PROBLÈME !
Bytchello Prévil

Merci Bytchello pour cette très belle histoire édifiante qui nous rappelle que les enfants ont avant tout besoin de la présence, du temps et de l’amour de leurs parents. Aucun jouet ne peut remplacer ces moments précieux.
Merci à toi aussi, Sandrine!
Ton argument est irréfutable.
De plus, ces moments de qualité sont préférables à tout le reste.