Le Chœur nomade – Chanter « en langues»

J’ai toujours eu un grand intérêt pour les langues locales ou étrangères. J’en ai appris ou en baragouine quelques-unes.
C’est une des raisons qui m’ont incité à me joindre au Chœur Nomade, et à en demeurer membre depuis plus de 10 ans : le fait qu’à chaque saison du chœur nous avons appris et chanté en concert des chants en plusieurs langues. Selon mon calcul non exhaustif, nous avons chanté dans plus d’une vingtaine langues, sans compter bien sûr plusieurs chants sans paroles (en a-ou-la-da-dum…)

Et aussi important pour moi, tous ces chants étaient aussi issus d’époques, genres et cultures très variés :

Des vieilles chansons médiévales
à des
«tounes» contemporaines
– et même un bel hymne national,

comme celui de l’Ukraine !
Des Noëls anciens,
en français ou en latin,

à des prières africaines
ou des berceuses maories,
d’une chanson basque
à un compositeur tchécoslovaque,
on a découvert des rythmes et des langues étrangères,
et que nous sommes quand même bien sœurs et frères

dans la musique.
Et on a même chanté des extraits de musique symphonique !
 
(p.ex. Dvorak, Grieg, Tchaïkovski.)

Madone Durette, qui a été la cheffe du chœur pendant quinze ans, affectionnait particulièrement les chants africains, et en particulier ceux issus du Sud de l’Afrique. Nous avons ainsi chanté plusieurs beaux chants en zoulou (Aya N’gena, la prière Ukuthula, etc.), en Xhosa et même en shona (langue du Zimbabwe – Famba Naye).  
Le chant Aya N’gena était même devenu un genre d’hymne pour le chœur. On le chantait comme rappel à presque tous nos concerts. En voici une version vidéo enregistrée par le chœur .

Nous avons aussi appris et chanté il y a bien des années une partie de l’hymne national de l’Afrique du Sud, Nkosi Sikelel’ iAfrika. (« Dieu bénisse l’Afrique ») En fait, Wikipedia nous apprend que l’actuel hymne national sud-africain comporte quatre couplets, chantés en cinq langues : le xhosa, le zoulou, le sesotho, l’afrikaans et l’anglais, toutes des langues officielles du pays. (Je crois que nous n’avons toujours chanté que le premier couplet en xhosa et zoulou.)

Plus récemment, sous la direction de notre nouveau directeur Dave Quessy, nous avons aussi appris un autre hymne national (et pas facile celui-là !) : celui de l’Ukraine. Nous l’avions appris pour le présenter lors d’un concert-bénéfice au profit d’une œuvre d’aide aux enfants ukrainiens déplacés ou réfugiés au Canada suite à la guerre entre la Russie et l’Ukraine (une guerre qui dure toujours, hélas !)

Tant Madone que Dave, depuis qu’il a repris la direction du chœur, ont toujours cherché et nous ont proposé à chaque saison des chants dans plusieurs langues, au-delà du français ou de l’anglais.

Depuis le début, nous avons donc chanté dans plusieurs langues européennes : beaucoup de chants en français et en anglais, bien sûr, et aussi plusieurs en latin, mais aussi : en allemand, basque, biélorusse, bulgare, catalan, espagnol, gaélique écossais, italien, occitan, roumain, en slavon (vieux slave/russe liturgique), suédois et ukrainien.

À part les chants africains, nous avons aussi appris des chants d’autres régions et pays du monde,: quelques langues autochtones du Canada (le fameux Noël huron, une berceuse iroquoïenne…), et aussi en créole haïtien [vidéo], en hawaïen [ʻŌlelo Hawaiʻi], hébreu, japonais, maori (Nouvelle-Zélande), portugais brésilien, quéchua (Pérou), etc.

Déjà avoir appris la musique et les paroles de tant de chants, dans tant de langues, souvent grâce à des transcriptions ou translittérations phonétiques, nous a souvent présenté de beaux défis.

Notre ami Dave a récemment augmenté le défi d’un cran en nous faisant interpréter le même chant dans plus d’une langue pendant le même concert : Cette année nous interpréterons ensemble le beau chant occitan Se canto et sa version française Dessous ma fenêtre.
Plus difficile encore, lors de notre dernier concert de Noël, on a interprété le triptyque For Auld Lang Syne / Ce n’est qu’un au revoir /Air Sgàth Nan Iomadh Linn – la troisième étant la version en gaélique écossais du célèbre poème de Robert Burns. Dans l’original:

(Air Sgàth Nan Iomadh Linn)
An còir an càirdeas dhol air dìth,
‘S a leigeil as ar cuimn’?
An còir an càirdeas dhol air dìth
Air sgàth nan iomadh linn.

Ça ne ressemble à rien, n’est-ce pas ? On connaissait assez bien les versions françaises et anglaises de ce chant, mais la version en gaélique n’était vraiment pas facile à lire, ni à chanter ! – Ça ne se prononce vraiment pas comme ça s’écrit !

[…]

Nota – (Voir mon précédent billet sur le Chœur Nomade) 
Ce billet est le second d’une série publiée pour compléter mon Projet de niveau 4 du programme Pathways de Toastmasters International. [Billet 2 , avril  2026]

Sources: Mireille Lavoie et le site Shaktimusique.org. Les photos sont de Madone Durette, Rémi Lemieux et Mireille Lavoie.

(Pixabay)

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