Le blogue du Petit Parc m’est un ouvre-cœur, ouvre-papier, ouvre-papillon. C’est l’espace virtuel par lequel je m’envole, nouvelle apprentie, sans connaître d’avance la destination… le fruit, la fleur ou la lettre morte qui en émergera. Désir de découvrir et plaisir à partager.
Ce désir couvant dans mes coulisses, j’en ai récemment jeté l’ancre à l’écran en mijotant un premier article intitulé Il – elle – iel bloguent. Bien que la tête pleine de levain en ébullition, je ne trouvais alors pas de piste claire de contenu. Hum!
Un cardinal rouge vif vient de se percher sur la mangeoire cylindrique dans la cour. Pause-beauté suspendant le temps des idées, ce fleuve incessant de pensées. La vie est cousue de petites diversions qui sèment en moi des instants magiques.
Ce matin, plus tôt, des écouteurs aux oreilles reliés à mon cellulaire porté dans un sac en bandoulière, j’écoutais un livre audio qui me faisait du bien tout en vaquant à des occupations. Débordante de vitalité, j’ai préparé du tofu aux légumes, lavé la vaisselle, rempli les mangeoires à oiseaux et me suis mise à prendre des photos dans la maison en utilisant le cellulaire de mon tchum, le mien – mon cellulaire – étant occupé. J’en ai prise plusieurs. Près d’une vingtaine que je m’expédiais par textos.
Cette prise spontanée d’images me mettait le cœur en joie. C’est là qu’une piste de contenu m’est venue pour le blogue : ces photos seront des déclencheurs! Je les regrouperai sous le titre : « La vie, la vie ».

Un chat gris avance au ralenti, ventre au sol, sur les dalles du patio. Concentration intense. Il chasse. Je me lève lentement, m’approche de la porte… Deux écureuils noirs se régalent de graines tombées au pied des mangeoires. J’observe, aussi attentive que le chat. Vite, une photo!

Je réalise alors que je suis un peu comme lui à ma manière. À l’affut de la vie en moi et en dehors de moi. Je lève les yeux, aperçois le cardinal rouge juché bien haut sur une branche d’épinette. Je ris! Les écureuils ayant échappé à leur prédateur, je reviens au clavier.
Mouvement sur ma gauche… À nouveau le chat gris se déplace sur le patio. Au même endroit et de la même manière. J’hallucine ou quoi? On dirait une reprise du film. Je me relève, reviens vers la vitre, observe à nouveau le chat qui observe, lui-même à nouveau, les écureuils noirs.
Flash! Zoom-out de la caméra… Et moi, qui m’observe?
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C’est des mots spontanés remplis d’images de vie en suspension de mouvement à venir…La vie, la vie! Comme tu dis😊