{"id":640,"date":"2022-04-27T11:01:00","date_gmt":"2022-04-27T15:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/?p=640"},"modified":"2023-11-01T16:35:04","modified_gmt":"2023-11-01T20:35:04","slug":"un-bonheur-insoutenable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/2022\/04\/27\/un-bonheur-insoutenable\/","title":{"rendered":"Un bonheur insoutenable"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry\">\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00c7a fait pr\u00e8s de 40 ans que je rumine ce texte. Pourquoi est-ce maintenant que j\u2019en accouche ? Myst\u00e8re. Il fallait bien que je finisse par m\u2019en lib\u00e9rer. Les id\u00e9es qu\u2019il contient m\u00e9ritaient-elles de nourrir une si longue obsession ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Il s\u2019agit ici de la version retouch\u00e9e d\u2019une critique que j\u2019ai fait para\u00eetre dans le site <a href=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Levin-Un-bonheur-insoutenable\/5841\/critiques?tri=dt\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Levin-Un-bonheur-insoutenable\/5841\/critiques?tri=dt\">Babelio<\/a> sous le doux pseudonyme de <\/em>Balthazar Tableraze<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>S<\/strong>i je suis entr\u00e9 dans l\u2019adolescence au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 sans avoir jamais crois\u00e9 le mot dystopie, j\u2019avais du moins, faute du terme, une bonne id\u00e9e de la chose : j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 lu <em>Le Meilleur des Mondes<\/em>, <em>1984 <\/em>et <em>Fahrenheit 451<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>Un bonheur insoutenable<\/strong><\/em> d\u2019Ira Levin (<em>This Perfect Day<\/em>, 1970) vint s\u2019ajouter \u00e0 cette courte s\u00e9rie d\u00e9senchant\u00e9e. J\u2019\u00e9tais encore dans ma p\u00e9riode de na\u00efvet\u00e9 litt\u00e9raire et, durant plusieurs saisons (j\u2019\u00e9tais et je suis rest\u00e9 un grand relecteur), la solitude de Copeau, le personnage principal, ses r\u00eaves de libert\u00e9, ses \u00e9quip\u00e9es nocturnes dans des b\u00e2timents d\u00e9serts eurent un \u00e9cho particulier chez l\u2019ado renferm\u00e9 que j\u2019\u00e9tais. S\u2019il y a un livre que j\u2019ai lu et relu, c\u2019est bien <em>Un bonheur insoutenable<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mes r\u00e9serves sur la qualit\u00e9 litt\u00e9raire du roman vinrent un peu plus tard, le go\u00fbt se d\u00e9veloppant \u00e0 l&rsquo;approche de l\u2019\u00e2ge adulte. S\u2019il est correctement \u00e9crit, <em>Un bonheur insoutenable<\/em> est loin d\u2019\u00eatre un chef-d\u2019\u0153uvre et je finis par le mettre de c\u00f4t\u00e9, mais sans jamais l\u2019effacer de ma m\u00e9moire. L\u2019auteur est am\u00e9ricain, ce d\u00e9tail a de l\u2019importance, on le verra plus loin. (Les trois autres romans cit\u00e9s ont mieux vieilli dans mon estime.)<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"636\" height=\"382\" src=\"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2022\/04\/Unbonheur.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-641\" srcset=\"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2022\/04\/Unbonheur.jpg 636w, https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2022\/04\/Unbonheur-300x180.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 636px) 100vw, 636px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u00e9tail de la couverture d&rsquo;<em>Un bonheur insoutenable<\/em> dans la collection \u00ab J&rsquo;ai lu \u00bb, 1972 ; illustration de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tibor_Csernus\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tibor_Csernus\">Tibor Csernus<\/a>. (R\u00e9f\u00e9rence bibliographique \u00e0 la fin du texte.) L&rsquo;oeil vert n&rsquo;est pas le r\u00e9sultat d&rsquo;une d\u00e9faillance de l&rsquo;imprimeur.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019intrigue se d\u00e9roule dans un futur ind\u00e9fini. L\u2019humanit\u00e9 (la Famille) est dirig\u00e9e par un superordinateur (UniOrd ou Uni) et des injections r\u00e9guli\u00e8res (les \u00ab traitements \u00bb) pr\u00e9servent les humains de l\u2019agressivit\u00e9, mais aussi de la curiosit\u00e9 et de toute libert\u00e9 int\u00e9rieure. Le moindre d\u00e9placement ou le moindre geste requi\u00e8rent une autorisation que l\u2019on obtient (ou non) en pr\u00e9sentant la plaque de son bracelet personnel \u00e0 un lecteur idoine. Une pr\u00e9venance sans faille pr\u00e9side aux rapports humains. Partout r\u00e8gne l\u2019harmonie. Par la sollicitude de tous envers tous, la Famille exerce son emprise sur chacun de ses membres et le moindre comportement d\u00e9viant est vite rep\u00e9r\u00e9 et prestement soign\u00e9 par un ajustement des traitements du \u00ab malade \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les deux cas, le but est le m\u00eame, celui de d\u00e9cliner les rapports humains sur le mode d\u2019une onctuosit\u00e9 sans grumeaux.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cet aspect du livre m\u2019\u00e9tait revenu \u00e0 la m\u00e9moire au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 quand, nous arrivant des \u00c9.-U., vinrent les premi\u00e8res manifestations de la <em>Political Correctness<\/em>. Les Am\u00e9ricains forment un peuple paradoxal chez qui la violence avou\u00e9e des rapports sociaux est compens\u00e9e, si l\u2019on peut dire, par la pratique et l\u2019exhibition d\u2019une niaise jovialit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019ai tout de suite fait le lien entre la pr\u00e9venance universelle d\u2019<em>Un bonheur insoutenable<\/em> et la rectitude politique naissante. Dans les deux cas, le but est le m\u00eame, celui de d\u00e9cliner les rapports humains sur le mode d\u2019une onctuosit\u00e9 sans grumeaux. Bien vite, avec la rectitude politique, le souci de ne blesser personne s\u2019est impos\u00e9 dans le monde r\u00e9el et non plus seulement dans la fiction sous des formes obsessionnelles et caricaturales, tyranniques diront certains. Le ph\u00e9nom\u00e8ne ne s\u2019est pas essouffl\u00e9 et il a persist\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 nos jours, amplifi\u00e9 et ramifi\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je m\u2019\u00e9tais demand\u00e9 alors (retour aux ann\u00e9es 1980) si nous n\u2019\u00e9tions pas en train de nous imposer de notre plein gr\u00e9 une dictature de la gentillesse et du conformisme \u00e0 l\u2019image de celle de la Famille. Ses membres, dans le roman, avaient au moins l\u2019excuse d\u2019\u00eatre sous l\u2019emprise de traitements m\u00e9dicamenteux et de n\u2019avoir jamais connu un mode de vie \u00ab normal \u00bb. Nous n\u2019avons pas cette excuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Est-ce qu\u2019Ira Levin n\u2019a pas per\u00e7u quelque chose qui s\u2019annon\u00e7ait aux \u00c9.-U. et dans le monde occidental en g\u00e9n\u00e9ral ? N\u2019a-t-il pas tent\u00e9 de traduire par la fiction une tendance de fond de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine qui allait prendre de l\u2019ampleur ? Peut-\u00eatre ne la saisissait-il que confus\u00e9ment (la version originale du livre date de 1970) ? Y a-t-il un sociologue dans mon lectorat pour me r\u00e9pondre ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>1984 <\/em>d\u2019Orwell et <em>Un bonheur insoutenable<\/em> de Levin d\u00e9crivent des mondes totalitaires. Les moyens de perp\u00e9tuer le syst\u00e8me diff\u00e9rent cependant. La terreur qui pr\u00e9vaut dans la premi\u00e8re dystopie est remplac\u00e9e par des traitements hormonaux dans la seconde. Une omnipr\u00e9sente surveillance, inquisitrice et implacable dans <em>1984<\/em>, fraternelle (maternelle ?) et pleine de bonnes intentions dans <em>Un bonheur insoutenable<\/em>, enserre l\u2019individu dans ses mailles.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Est-ce qu\u2019Ira Levin n\u2019a pas per\u00e7u quelque chose qui s\u2019annon\u00e7ait aux \u00c9.-U. et dans le monde occidental en g\u00e9n\u00e9ral ? N\u2019a-t-il pas tent\u00e9 de traduire par la fiction une tendance de fond de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine qui allait prendre de l\u2019ampleur ?<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Qui aurait soup\u00e7onn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la parution d&rsquo;<em>Un bonheur insoutenable<\/em>, alors que la contestation s&rsquo;attaquait au conformisme et que les gens \u00e9taient hant\u00e9s par la crainte de l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 de surveillance universelle abolissant toute intimit\u00e9 et toute libert\u00e9 que la population irait bient\u00f4t se placer d\u2019elle-m\u00eame avec empressement devant les appareils de surveillance et qu\u2019il y aurait comp\u00e9tition \u00e0 qui les alimenterait avec le plus d\u2019enthousiasme, \u00e0 qui d\u00e9voilerait le plus de sa vie intime ? Qui auraient imagin\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 s\u2019imposerait de plein gr\u00e9 un langage \u00ab correct \u00bb \u00e0 base de lessivage du vocabulaire et des id\u00e9es, ou que notre grande bont\u00e9 accoucherait d\u2019un monde de d\u00e9nonciations et de harc\u00e8lements collectifs ? Plus besoin d\u2019Inquisition, les surveill\u00e9s se surveillent eux-m\u00eames, se d\u00e9noncent et se punissent entre eux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Un bonheur insoutenable<\/em>, roman visionnaire ? Oui, dans un sens, m\u00eame si le gros ordinateur central est un fantasme d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 les ordinateurs personnels et les objets connect\u00e9s n\u2019existaient pas. Sur ce point, et sur celui du rapport entre les sexes (cf. la sc\u00e8ne de viol), le livre date. Je lui dois quand m\u00eame d\u2019avoir reconnu les effluves de la rectitude politique d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. J\u2019\u00e9tais peut-\u00eatre un lecteur na\u00eff, mais pas trop idiot pour autant !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce roman a compt\u00e9 dans ma vie, voil\u00e0 pourquoi j\u2019inaugure mon compte Babelio avec lui, m\u00eame si, par ses qualit\u00e9s litt\u00e9raires, loin d\u2019\u00eatre au niveau de la perspicacit\u00e9 du propos, il ne m\u00e9rite pas un tel honneur. Mais les chefs-d\u2019\u0153uvre n\u2019ont pas besoin de mon aide ! Je lui donne 3 \u00e9toiles sur 5.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Note. \u2013 Je ne suis pas un lecteur de science-fiction, on l\u2019aurait devin\u00e9 \u00e0 l\u2019absence de titres r\u00e9cents parmi ceux que j\u2019ai cit\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>This Perfect Day<\/em> (1970)<\/li>\n\n\n\n<li><em>Un bonheur insoutenable<\/em>, traduit par Frank Straschitz, Paris, Robert Laffont, 1970 ; r\u00e9\u00e9dition, Paris, J\u2019ai lu no 434, 1972 (ISBN 2-290-33285-2)<\/li>\n\n\n\n<li><em>Un bonheur insoutenable<\/em>, traduit par S\u00e9batien Guillot, Paris, \u00c9ditions Nouveau Mill\u00e9naires, 2018 (ISBN 978-2-290-15542-4)<\/li>\n\n\n\n<li>Lien <em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Un_bonheur_insoutenable\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Un_bonheur_insoutenable\">Wikiki<\/a><\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un bonheur insoutenable d\u2019Ira Levin (This Perfect Day, 1970) vint s\u2019ajouter \u00e0 cette courte s\u00e9rie d\u00e9senchant\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":641,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_crdt_document":"","disable_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[50,113],"tags":[85,86,87,84],"taxon-du-petit-parc":[260],"class_list":{"0":"post-640","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-litterature","8":"category-societe","9":"tag-dystopie","10":"tag-levin-ira","11":"tag-rectitude-politique","12":"tag-un-bonheur-insoutenable","13":"taxon-du-petit-parc-litteratures","14":"anons"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/640","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=640"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/640\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1747,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/640\/revisions\/1747"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/media\/641"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=640"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=640"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=640"},{"taxonomy":"taxon-du-petit-parc","embeddable":true,"href":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/wp-json\/wp\/v2\/taxon-du-petit-parc?post=640"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}