{"id":572,"date":"2022-03-06T10:01:00","date_gmt":"2022-03-06T15:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/?p=572"},"modified":"2023-10-28T08:58:04","modified_gmt":"2023-10-28T12:58:04","slug":"tous-les-films-sentent-le-popcorn","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lepetitparc.ca\/henri\/2022\/03\/06\/tous-les-films-sentent-le-popcorn\/","title":{"rendered":"Tous les films sentent le popcorn"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry\">\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L<\/strong>entement, je suis devenu allergique au cin\u00e9ma. L&rsquo;odeur du popcorn n&rsquo;y est \u00e9videmment pour rien, on peut tout aussi bien regarder un film \u00e0 la maison en mangeant de la pizza. La raison de mon d\u00e9samour r\u00e9side ailleurs. Comme 99,9 % d\u2019entre vous, j\u2019ai tout d\u2019abord \u00e9t\u00e9 un spectateur heureux et satisfait. L\u2019attraction du cin\u00e9ma ne rencontre aucun obstacle chez la plupart des gens, c\u2019est l\u2019existence du 0,1 % de r\u00e9fractaires qui demande explication (1).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je reconnais qu\u2019il y a de bons films, et m\u00eame d\u2019excellents. \u00c7a ne me r\u00e9concilie pas avec le cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De m\u00eame, je reconnais que les bons livres sont rarissimes. \u00c7a ne me brouille pas avec la litt\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On appelle \u00e7a un parti-pris.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Curieusement, mes difficult\u00e9s avec le cin\u00e9ma remontent \u00e0 la lecture d\u2019un article dithyrambique d\u2019Umberto Eco sur <em>Casablanca <\/em>(2). \u00c0 l\u2019\u00e9poque \u2013 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 \u2013, j\u2019ignorais tout de ce film de Michael Curtiz r\u00e9alis\u00e9 en 1942. Je pr\u00e9cise tout de suite que ce sont moins les caract\u00e9ristiques de ce film qui importent ici \u2013 la subtilit\u00e9 de son intrigue ou le jeu de ses com\u00e9diens \u2013 que ce qu&rsquo;il m&rsquo;a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sur les films en g\u00e9n\u00e9ral. De <em>Casablanca<\/em>, disons simplement que l\u2019action se d\u00e9roule \u00e0 Casablanca (<em>of course<\/em>) durant la Seconde Guerre mondiale, qu\u2019Ingrid Bergman et Humphrey Bogart tiennent les r\u00f4les principaux et que l\u2019intrigue repose sur le conflit entre plusieurs sentiments qu\u2019il est inutile d\u2019\u00e9num\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Casablanca<\/em>, c\u2019est aussi et surtout un film culte, un classique du cin\u00e9ma. En v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est le film le moins bien choisi pour d\u00e9go\u00fbter quelqu\u2019un du cin\u00e9ma et il faut \u00eatre un peu inconscient pour s\u2019y attaquer. Le texte d\u2019Eco m\u2019avait furieusement donn\u00e9 envie de le voir. Gagn\u00e9 d\u2019avance au culte de <em>Casablanca<\/em>, j\u2019aimais d\u00e9j\u00e0 ce film, sur la seule foi de son t\u00e9moignage, sans en avoir visionn\u00e9 une seule image. Qui a dit que l\u2019amour est aveugle ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Puis, un jour, j\u2019ai pu voir <em>Casablanca<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Pouvait-on s\u2019int\u00e9resser \u00e0 des \u00eatres si impeccablement coiff\u00e9s, se mouvant dans une lumi\u00e8re si belle qu\u2019elle tenait \u00e0 la fois d\u2019un \u00e9ther impalpable et du gluant d\u2019un sirop trop \u00e9pais ?<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Eco m\u2019avait d\u00e9crit des personnages tourment\u00e9s, \u00e9cartel\u00e9s entre plusieurs all\u00e9geances. Mais \u00e9tait-il possible de s\u2019int\u00e9resser aux affres de gens si bien habill\u00e9s, portant des v\u00eatements si ostensiblement neufs et dont on devinait que le fer \u00e0 repasser aplatissait le moindre faux pli entre chaque prise ? Pouvait-on, de la m\u00eame mani\u00e8re, s\u2019int\u00e9resser \u00e0 des \u00eatres si impeccablement coiff\u00e9s, se mouvant dans une lumi\u00e8re si belle qu\u2019elle tenait \u00e0 la fois d\u2019un \u00e9ther impalpable et du gluant d\u2019un sirop trop \u00e9pais ? La r\u00e9ponse est, bien s\u00fbr, non.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le monde de <em>Casablanca <\/em>n\u2019\u00e9tait pas seulement irr\u00e9el (le th\u00e9\u00e2tre, la peinture, la litt\u00e9rature sont encore plus irr\u00e9els, mais demeurent d\u2019irrempla\u00e7ables r\u00e9v\u00e9lateurs du r\u00e9el), il n\u2019\u00e9tait pas cr\u00e9dible, incapable de se maintenir par lui-m\u00eame. Il lui fallait des maquilleuses, des \u00e9clairagistes, des accessoiristes dont l\u2019encombrant troupeau derri\u00e8re la cam\u00e9ra et le d\u00e9cor se devinait rien que trop. Un film est avant tout un monde surpeupl\u00e9, une fourmili\u00e8re qui r\u00e9clame l\u2019attention de trop de petites pattes, d\u2019antennes et de mandibules.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En quelques minutes, j\u2019\u00e9tais pass\u00e9 de fid\u00e8le du culte \u00e0 parfait apostat. Le malaise \u00e9prouv\u00e9 ne m\u2019a jamais quitt\u00e9. J\u2019\u00e9tais d\u00e9sormais l\u2019incr\u00e9dule qui hausse les \u00e9paules, que tout agace et que rien ne convainc. La musique est toujours de trop dans un film (3) ; elle me force \u00e0 \u00e9prouver des sentiments qu\u2019il est incapable de faire na\u00eetre par lui-m\u00eame ; les mines song\u00e9es que savent si bien prendre les com\u00e9diens me font rire ; le cru est trop cru, le sophistiqu\u00e9 trop sophistiqu\u00e9 ; les apparences, rien que des apparences. Tout dans un film, les plans, les s\u00e9quences, le son, les silences, est filmique, trop filmique, et ne cesse de nous d\u00e9montrer, de nous faire entendre et de nous r\u00e9p\u00e9ter que nous regardons un film. Bref, tout sent le popcorn.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne parle pas des effets sp\u00e9ciaux, devenus si banals qu\u2019ils n\u2019ont justement plus rien de sp\u00e9cial, \u00e7a serait c\u00e9der \u00e0 la facilit\u00e9 que s\u2019attaquer \u00e0 cet aspect affligeant du 7e art.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Tout dans un film, les plans, les s\u00e9quences, le son, les silences, est filmique, trop filmique, et ne cesse de nous d\u00e9montrer, de nous faire entendre et de nous r\u00e9p\u00e9ter que nous regardons un film. Bref, tout sent le popcorn.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je ne suis pas loin d\u2019approuver le Dogme95 \u00ab lanc\u00e9 en r\u00e9action aux superproductions anglo-saxonnes et \u00e0 l&rsquo;utilisation abusive d&rsquo;artifices et d&rsquo;effets sp\u00e9ciaux aboutissant \u00e0 des produits format\u00e9s, [\u2026] l\u00e9nifiants et impersonnels (4) \u00bb et qui ne tol\u00e8re que les captations directes et proscrit l\u2019utilisation de trames musicales. Mais ce serait remplacer l\u2019artifice par la pauvret\u00e9, un acad\u00e9misme par un autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prenons l\u2019un des films dont je conserve le meilleur souvenir, <em>Continental, un film sans fusil <\/em>(2007), de St\u00e9phane Lafleur. Une sc\u00e8ne m\u2019a obnubil\u00e9 au point d\u2019occulter presque enti\u00e8rement l\u2019\u0153uvre dans mon esprit. Marcel (Gilbert Sicotte) va \u00e0 l\u2019appartement de Nicole, son ex (Pauline Martin) ; celle-ci, m\u00e9fiante, entrouvre la porte. Cette simple porte offre la meilleure performance du film : vieille, lourde, \u00e9caill\u00e9e, repeinte, elle cr\u00e8ve l\u2019\u00e9cran par son authenticit\u00e9, elle r\u00e9sume \u00e0 elle seule la vie de Nicole, l\u2019immeuble o\u00f9 elle habite, tout son voisinage, l\u2019\u00e9tat de son moral et de ses finances. Et on se demande aussit\u00f4t, est-ce une vraie vieille porte prise telle qu\u2019elle, une vieille porte vieillie encore plus pour les besoins du film, une porte neuve arrang\u00e9e par les accessoiristes, une porte construite de toutes pi\u00e8ces faute d\u2019avoir trouv\u00e9 la vieille qu\u2019il fallait ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand un d\u00e9tail aussi secondaire en arrive \u00e0 prendre toute la place, c\u2019est que quelque chose ne va pas. Il m\u2019arrive souvent de me dire que les meilleurs acteurs d\u2019un film sont le d\u00e9cor et les costumes \u2013 quand ils n\u2019attirent pas l\u2019attention par leurs d\u00e9fauts ou leurs outrances. Le cin\u00e9ma : monde o\u00f9 l\u2019accessoire (dans tous les sens du terme) phagocyte l\u2019essentiel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cin\u00e9ma est un art faible. La r\u00e9ussite autant que l\u2019\u00e9chec d\u2019un aspect secondaire d\u2019un film met toute l\u2019\u0153uvre en p\u00e9ril.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"notes\">Notes<\/h3>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Statistiques \u00e9videmment invent\u00e9es de toutes pi\u00e8ces.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00ab <em>Casablanca<\/em>, ou la renaissance des dieux \u00bb, dans : Umberto Eco, <em>La guerre du faux<\/em>, traduit de l&rsquo;italien par Myriam Tanant et Piero Caracciolo (coll.), \u00c9ditions Grasset &amp; Fasquelle, \u00ab Biblio Essais \u00bb, Livre de poche, no 4064, LP 13, 1985, p. 281-287.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c0 ce propos, il devrait \u00eatre interdit de diffuser les <em>Gymnop\u00e9dies <\/em>de Satie en trame sonore des films et des documentaires : on va finir par m\u2019en d\u00e9go\u00fbter, et ce serait tr\u00e8s dommage.<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dogme95<\/li>\n\n\n\n<li><em>Continental<\/em>\u2026 est un tr\u00e8s bon film et la performance de ses acteurs magistrale. Voyez comme je ne suis pas sectaire.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\"><em>Article paru d&rsquo;abord dans le blogue Balour Dix, le 9 f\u00e9vrier 2018 (<a href=\"https:\/\/balourdix.blogspot.com\/2018\/02\/tous-les-films-sentent-le-popcorn.html\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/balourdix.blogspot.com\/2018\/02\/tous-les-films-sentent-le-popcorn.html\">lien<\/a>).<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\">Ajout (6 d\u00e9c. 2022)<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">Je ne peux pas m&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;enfoncer le cou avec ce texte que je viens de d\u00e9couvrir. Il date d&rsquo;avant le cin\u00e9ma, Anatole France, son auteur, l&rsquo;a publi\u00e9 en 1895.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce qui suit, remplacer le mot th\u00e9\u00e2tre par cin\u00e9ma&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Je ne crois pas que douze cents personnes assembl\u00e9es pour entendre une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre forment un concile inspir\u00e9 par la sagesse \u00e9ternelle ; mais le public, ce me semble, apporte ordinairement au spectacle une na\u00efvet\u00e9 de coeur et une sinc\u00e9rit\u00e9 d\u2019esprit qui donnent quelque valeur au sentiment qu\u2019il \u00e9prouve. Bien des gens \u00e0 qui il est impossible de se faire une id\u00e9e de ce qu\u2019ils ont lu sont en \u00e9tat de rendre un compte assez exact de ce qu\u2019ils ont vu repr\u00e9sent\u00e9. Quand on lit un livre, on le lit comme on veut, on en lit ou plut\u00f4t on y lit ce qu\u2019on veut. Le livre laisse tout \u00e0 faire \u00e0 l\u2019imagination. Aussi les esprits rudes et communs n\u2019y prennent-ils pour la plupart qu\u2019un p\u00e2le et froid plaisir. Le th\u00e9\u00e2tre au contraire fait tout voir et dispense de rien imaginer. C\u2019est pourquoi il contente le plus grand nombre. C\u2019est aussi pourquoi il pla\u00eet m\u00e9diocrement aux esprits r\u00eaveurs et m\u00e9ditatifs. \u00bb (Anatole France, <em>Le Jardin d&rsquo;\u00c9picure<\/em>, Calmann-L\u00e9vy, \u00e9diteurs, Paris, p. 17, 1923 [publ. originale 1895] (*)<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Version num\u00e9rique Jean-Marc Simonet, collection \u00ab Les classiques des sciences sociales \u00bb, <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">http:\/\/classiques.uqac.ca\/<\/a><br>, Biblioth\u00e8que Paul-\u00c9mile-Boulet de l&rsquo;Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Chicoutimi, <a href=\"http:\/\/bibliotheque.uqac.ca\/\">http:\/\/bibliotheque.uqac.ca\/<\/a><\/p>\n\n\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lentement, je suis devenu allergique au cin\u00e9ma. 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